Lorsque Ubisoft a annoncé
le développement de Prince of Persia Revelations sur PSP,
tout le monde espérait découvrir un épisode de
la trempe des volets PC et consoles, mais un épisode
inédit. Pourtant, malgré son changement de titre,
Prince of Persia Revelations correspond plus ou moins à une
simple conversion portable du second opus de la série,
à savoir l'Ame du Guerrier. Alors même si le soft est
plutôt réussi, il laissera derrière lui un amer
sentiment de déjà-vu.

La PSP est capable de bien des prouesses,
et pour peu que le développement soit confié à
des équipes soucieuses du travail bien fait, on peut
s'attendre à des portages PS2 de qualité. Ainsi,
à l'inverse d'un jeu comme King Kong, Prince of Persia
Revelations est loin d'être une conversion
bâclée ou simplifiée de son homologue PS2
sortie un an plus tôt. Bien au contraire. Cette mouture PSP
reprend non seulement l'intégralité de l'aventure
originale, mais elle comporte en sus quelques ajouts
intéressants sur lesquels je reviendrai un peu plus loin.
Ainsi, et malgré quelques lacunes techniques regrettables,
le titre se rapproche sensiblement de la version 128 bits et
procure des sensations de jeu très similaires. C'est donc
l'occasion ou jamais de vous y mettre si vous êtes
passé à côté de l'Ame du
Guerrier.
Visuellement, le jeu
impressionne.
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Puisque le soft s'adresse avant tout à
ceux qui n'ont pas joué au second volet des aventures du
prince de Perse, rappelons rapidement les éléments
qui le caractérisent. Impossible de ne pas relever en
premier lieu le changement brutal d'orientation au niveau de
l'ambiance, le titre prônant une atmosphère beaucoup
plus noire que dans les Sables du Temps, où la
cruauté et la violence l'emportent allègrement sur la
poésie qui est d'ailleurs totalement absente de cet opus.
Dans cet ordre d'idées, la bande-son se compose
exclusivement de musiques agressives, dans un style Metal qui rompt
franchement avec l'ambiance "mille et une nuits" du premier opus.
Que l'on adhère ou pas, cette nouvelle orientation
confère au moins au titre une vraie personnalité, qui
sied d'ailleurs impeccablement à l'histoire qui nous est
contée.
Les combats prédominent dans cet
épisode.
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Bien sûr, on retrouve la notion de
sables du temps à travers la possibilité de faire
appel à des pouvoirs tels que le rappel, qui permet de
revenir en arrière pour retenter une action inaboutie. Les
acrobaties sont également légion tout au long de
l'aventure, bien que celle-ci laisse la part belle à
l'action via des affrontements incessants. Il faut dire que les
combats ont été grandement améliorés
par rapport au premier épisode, puisqu'on dispose maintenant
d'un nombre hallucinant de combos qui diffèrent selon la
nature des armes utilisées. La possibilité de manier
une arme dans chaque main et de ramasser des épées ou
des haches sur le corps des ennemis vaincus était
également une nouveauté intéressante de l'Ame
du Guerrier. On retiendra aussi une progression
caractérisée par de nombreux va-et-vient entre le
présent et le passé, ainsi que des scènes
terrifiantes où le prince est pris en chasse par le Dahaka,
créature mythique et invincible qu'il a lui-même
engendrée en libérant les sables du
temps.
Le Dahaka, dans toute sa terrifiante
splendeur.
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Tous ces rouages fonctionnent donc à
merveille sur PSP, la version ne souffrant pas vraiment de la
comparaison avec son homologue PS2. La transposition se
révèle tout à fait réussie au niveau
graphique, avec une réalisation qui tient parfaitement la
route. Certes, on perd un peu en qualité au niveau des
textures et dans la gestion des effets de lumière, mais
ça reste très convaincant. Par ailleurs, la
présence de portions de niveaux inédites et
d'énigmes supplémentaires qui viennent se greffer
à l'aventure originale est un bonus qui ne peut aller qu'en
faveur du jeu. Et pourtant, Prince of Persia Revelations souffre
tout de même d'un certain nombre de bugs vraiment
gênants car récurrents. Trop souvent, la progression
est subitement victime d'interruptions à la limite du
loading, sans aucune raison valable. Vous imaginerez facilement les
problèmes que ces arrêts peuvent engendrer lorsqu'ils
surviennent en pleine action, alors que vous tenter de passer une
série de pièges. D'une manière
générale, les chargements sont à la fois trop
nombreux et trop longs, ce qui casse le rythme de l'aventure. On
relève par ailleurs de vrais bugs au niveau sonore, qui
peuvent se traduire par un décalage entre le son et l'image
dans les cinématiques, ou par l'arrêt subit des
musiques au sortir d'un combat.
Le prince n'a rien perdu de ses talents
d'acrobate.
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Si le gameplay est dans l'ensemble
représentatif de l'opus original, il trahit tout de
même quelques lacunes propres à cette version
portable. On aura noté quelques baisses de frame rate dans
l'animation ainsi qu'un manque de lisibilité dû
à des environnements trop sombres. Il arrive aussi que la
caméra ne se repositionne pas correctement, ce qui vous
oblige à passer par une manip pour recentrer l'angle de vue
manuellement. D'une manière générale, le stick
analogique de la PSP manque un peu de précision si on le
compare à celui de la PS2, ce qui peut engendrer quelques
erreurs au niveau des sauts qui exigent toujours autant de
doigté. Les quelques soucis que l'on trouvait
déjà dans le jeu original se répercutent
également sur PSP. Les rebonds contre les murs sont toujours
aussi délicats à réaliser, les combats
prédominent de façon exagérée et le
challenge s'avère relativement élevé
même en mode facile. En définitive, on regrette un peu
que l'éditeur ait choisi d'inaugurer la série sur PSP
avec cet épisode, qui est loin d'être le plus
convaincant, et alors que le troisième est
déjà disponible sur les autres supports. Ceux qui
avaient terminé l'Ame du Guerrier n'auront en tout cas pas
grand intérêt à le refaire sur
PSP.
Romendil
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Editeur :
Ubisoft
Développeur :
Ubi Montreal
Type :
Action
Support :
UMD
Multijoueurs :
non
Sortie :
15 décembre 2005
Version :
française
intégrale
Classification :
Déconseillé aux - de 16
ans
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Graphismes
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La conversion est excellente et soutient plutôt bien la
comparaison avec son modèle, même si on perd
évidemment en finesse au niveau des textures et des effets
de lumière. L'animation souffre parfois de quelques baisses
de frame rate, mais ce n'est pas trop gênant.
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16/20
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Jouabilité
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On retrouve toutes les ficelles du gameplay de l'Ame du
Guerrier, caractérisé par une gestion des combats
très poussée. Les acrobaties restent un peu moins
faciles à exécuter que sur PS2 et les angles de vue
posent parfois problème, mais ça reste parfaitement
jouable. On déplore surtout le caractère
récurrent des interruptions qui surviennent
fréquemment au beau milieu de l'action, et sans aucune
raison.
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14/20
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Durée de vie
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Des portions de niveaux inédites viennent s'ajouter
à l'aventure initiale qui était déjà
d'une durée honorable. Le niveau de difficulté est
toujours aussi corsé et oblige à recommencer souvent
une même zone, ce qui ralentit pas mal la progression.
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14/20
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Bande son
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Les musiques de style Metal et le doublage français ont
été conservés, mais on relève de
nombreux bugs sonores évoqués dans le corps du
test.
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12/20
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Scénario
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L'atmosphère sombre rend l'aventure plus oppressante, et
la présence du Dahaka en toile de fond ajoute une menace
constante qui enrichit d'autant la trame du jeu.
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15/20
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| Note
Générale |
Malgré un certain nombre de bugs
qui gâchent un peu la découverte de l'aventure, cette
conversion portable de l'Ame du Guerrier soutient
étonnamment bien la comparaison avec son homologue PS2. On
peut tout de même regretter que l'éditeur ait choisi
d'adapter ce second opus qui n'est pas le meilleur de la
série, et que bon nombre de joueurs ont déjà
terminé. Les quelques ajouts ne justifient pas l'achat de
cette version PSP pour ces derniers, mais les autres saisiront
cette opportunité de découvrir l'épisode le
plus ténébreux de la série.
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14/20
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| L'avis des
lecteurs |
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Note : La note
générale est une appréciation de la
qualité générale du jeu,
mais n'est pas une moyenne arithmétique des
différents critères.
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Commentaires